Articles

Le Lundi Au Soleil...

Image
    Nous sommes mi-avril. Un lun di. 7 heures du mat', j'ai des frissons... Le radio-réveil décl e nche un peu trop fort le top départ de la journée et se met à crachouiller les infos du matin. Je grogne un peu. Juste envie de me retourner de l'autre côté pour finir ma nuit. Mais la charmante dame de la radio m'annonce avec une voix d'aéroport qu'il fait un temps merveilleux et m'invite à me lever de bonne humeur. Bon, dans ce cas... allons-y. Je remonte le volet roulant en baillant pour constater que la météo a dit vrai pour une fois : le ciel est bleu, les petits oiseaux n'en peuvent plus de gazouiller et on se croirait au début de l'été. J'aurais bien envie de faire l'école buissonnière moi ce matin, tiens. Mais bon voilà : il y a le travail… D'ailleurs je l'aime bien, mon travail : infirmière dans le social . Ça ne veut pas dire grand-chose, comme ça. C ’est pourtant un métier à multiples facettes sur lequel je ne

Emcy Is Back...

Image
« Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage. » (Le Lion et le Rat, Jean de La Fontaine) Il fallait bien que ça arrive un jour. Il commençait même à être grand temps que ça arrive. Et puis, enfin : c’est arrivé... Après un arrêt forcé d'un mois, qui m’avait déjà bloquée à la maison avec une jolie botte de compétition pour cause de triple looping arrière non contrôlé entre mon canapé préféré et le bord du tapis (ça m’apprendra à m’asseoir correctement), immédiatement suivi (à peine un week-end de répit plus tard) de 55 jours de confinement involontaire mais obligatoire ( « Nous sommes en guerre ! Restez chez vous ! » ), et puis encore 21 jours de déconfinement confiné quand-même (les vieux et les fragiles d’abord…) et enfin encore quelques jours de congés à prendre avant qu’ils ne soient définitivement perdus (au point où nous en sommes, je n’étais plus à une semaine près)... enfin... après une longue, très longue parenthèse de 119 jo

Déconfinement...

Image
« Garde cette chance, Que nous t'envions en silence, Cette force de penser que le plus beau reste à venir… » (Puisque tu pars, Jean-Jacques Goldman) Ma Chère Babi, C’est avec beaucoup d’émotion que je t’écris ce matin pour t’annoncer une excellente nouvelle : le confinement est terminé ! Mais oui, tu as bien lu : enfin, ça y est ! Aussi incroyable que ça puisse paraître, depuis ce matin, plus besoin de mot d’excuse pour aller faire ses courses ou pour promener son chien, plus de sortie limitée à une heure maximum, plus d’interdiction de s’éloigner à plus d’un kilomètre de son domicile. On va enfin pouvoir sortir (mais pas à plus de 100 km à vol d’oiseau pour le moment) et retrouver nos enfants, et nos familles, et nos amis. Aujourd’hui : on déconfine !!! Quelle aventure… pourvu qu’elle ne se transforme pas en déconfiture. C’est Doudou qui nous l’a annoncé officiellement à la télévision jeudi dernier, après avoir bien vérifié qu'

Confinement.50

Image
Mardi 5 mai. Confinement, jour 50. « Même la nuit la plus sombre prendra fin et le soleil se lèvera. » (Victor Hugo, Les Misérables) Il paraît que la seule chose qui est vraie dans les journaux, c’est la date. Et encore... Depuis un certain temps, je dois quand-même réfléchir un peu pour savoir si on est lundi ou mercredi ou dimanche, je dois vérifier sur le calendrier le numéro du jour qui va avec, je n’ai pas encore tout à fait intégré qu’on était passé du mois d'avril au mois de mai, et parfois je ne sais même plus très bien si on est encore le matin ou déjà l’après-midi. D’ailleurs, est-ce que ça a encore beaucoup d’importance… ? Les jours se suivent et se ressemblent comme des frères siamois, et pour les heures c’est plus ou moins la même chose. Pour savoir l’heure qu’il est j’essaie de me repérer à mes besoins primaires comme « j’ai déjà mangé » ou « je n’ai pas encore mangé » , et parfois ça donne un étrange « il me semble que j’ai déjà mangé m

Confinement.44

Image
Mercredi 29 avril. Confinement, jour 44 poil aux pattes. « Allons ! C'en est donc fait... me voilà compromis ! Ils m'ont choisi pour chef ! - Pourquoi l'ai-je permis ? Ah ! N'importe ! Avançons. Ma crainte est ridicule. Et sait-on où l'on va, d'ailleurs, quand on recule ? » (Victor Hugo, Cromwell , 1827) Ce cher Victor Hugo fut un incontestable visionnaire, tout le monde sait ça. Et je parie qu’ en écrivant ces quelques vers, il y a presque deux siècles , il pensait déjà au discours que ferait notre Doudou hier après-midi … Le pauvre. Je l’ai bien écouté, presque religieusemen t , je n’en ai pas manqué une miette. A essayer d’être clair, tout en se dépatouillant, pour nous expliquer l’incompréhensible, visiblement épuisé, mais toujours debout, droit dans ses bottes . Admiration pour le sang froid. Parce que, sérieux : par moment j'ai bien cru que lui-même ne se croyait plus. Mais quand j’ai entendu « On avance en ma